Le livre L'Odeur de chlore d'Irma Pelatan - La contre allée
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    Coup de coeur

    Pages:98
    Éditeur:La contre allée
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    NOTES DES LECTEURS

    NOTRE PITCH

    « Je me souviens » Depuis son plus jeune âge jusqu’à l’adolescence, la narratrice fréquente la piscine municipale. Mais pas n’importe laquelle. La piscine de Firminy, conçue dans l’esprit de Le Corbusier. 

    « Je me rappelle » Elle y effectue des longueurs, s’imprègne des normes de l’architecture et de la “mesure idéale“ du corps - le fameux “Modulor“ de Le Corbusier qui devait offrir un confort idéal dans les relations entre l'Homme et son espace de vie. Mais voilà, la narratrice ne fait pas 1m83 et va voir son corps d’adolescence évoluer avec les années.

    « Je me souviens ». Car oui, son propre corps change : il grandit et s’éloigne des standards imposés. Elle interroge ce corps qui l’habite mais qui la dépasse. Un corps comme une architecture.

    Ce bassin devient à la fois son refuge et son champ d’affrontement : entre les règles d’un idéal architectural et le désordre d’être une femme en devenir avec l’expérience intime d’un corps qui cherche sa place. 

    Un texte court, intime, pudique dont on ressort avec les yeux qui piquent et l’odeur du chlore. 

    FRAGMENT DE L'Odeur de chlore

    « En 1945, après cette guerre où il faut tant reconstruire, Le Corbusier invente le Modulor, qui sert de base à ses constructions. Un étalonnage né du corps, du corps idéal comme lieu de la proportion, le corps qui tend au nombre d’or. Refus du mètre-étalon, refus de l’impersonnel-étalon, du rationnel-étalon. Le corps comme échelle du tout. L’idée est si belle. Le nombril à 113 cm du sol. Le corps de l’homme comme base du standard, de la norme. Tout dans la piscine est calculé comme ça : le banc collectif à 43,2 centimètres du sol, c’est-à-dire la section du tibia idéal, la hauteur du crochet adaptée au mètre quatre-vingt-trois, à la stature de l’homme du Modulor.
    Mais je me souviens de mes jambes trop courtes, qui battaient l’air au lieu de toucher le sol ; il fallait, je crois, monter sur le banc pour accrocher ses affaires taille 5 ans.
    Et mon corps, toujours, déborde. »

    LES MOTS QUI VIENNENT

    Corps – adolescence - architecture - norme - piscine

    ATOUTS

    L’originalité formelle et sensorielle de ce texte - l’architecture qui devient un personnage – le thème contemporain du questionnement du corps.

    MOOD

    Avant d’aller nager !

    Irma Pelatan est née en 1975. Entre 4 et 18 ans, elle fréquente deux à trois soirs par semaine la piscine du site Le Corbusier, à Firminy, dans la Loire. Cette fréquentation fonde en elle un certain rapport au corps et un certain rapport au rythme. Depuis, partout, elle poursuit la grande poétique de l’eau.

    Son premier texte L'Odeur de chlore (La Contre Allée, 2019) gagne le prix Hors Concours 2019.

    En 2022, elle dévoile son deuxième titre, Lettres à Clipperton, une aventure épistolaire publié également à La Contre Allée. En 2025, Basculement-mère vient clore un triptyque sur le corps des femmes et les violences qui lui sont faites. 

    Détails du produit

    Irma Pelatan
    L'Odeur de chlore - La contre allée

    Fiche technique

    Pages
    98
    Éditeur
    La contre allée

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