la BD Les Nouveaux Venus - Aurélie Castex - Éditions du Faubourg
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    Coup de coeur

    Pages:127
    Éditeur:Éditions du Faubourg
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    NOTES DES LECTEURS

    NOTRE PITCH

    Le temps d’une année scolaire, l’auteure s’est rendue toutes les semaines dans l’école où enseigne Sophie à Paris. La particularité de sa classe ? L'institutrice accueille des enfants de 6 à 11 ans tout juste arrivés en France afin de leur apprendre le français. Progressivement, et en tenant compte des bagages et de la culture de chacun, on découvre comment Sophie s’emploie à leur faire acquérir les bases de notre langue, afin que ses élèves puissent intégrer une classe générale de l’école élémentaire.

    Avec son joli dessin aquarellé, l’auteure-illustratrice nous restitue le quotidien de cette classe “UPE2A“ et les parcours variés de chacun de ces enfants venus des quatre continents. Et si on constate avec joie les progrès de chacun, on comprend aussi les difficultés d’intégration et le manque de moyens de l’Éducation Nationale.

    « La clé c’est l’empathie, pouvoir se mettre à la place de l’autre » déclare Sophie, l’enseignante admirable de ce groupe d’enfants. Une précieuse clé dont s’est servie également l’auteure pour nous restituer au plus près ce touchant témoignage qui redonne foi en l’humanité. 

    FRAGMENT des Nouveaux Venus

    « - (Sophie) Faites la paix tous les deux, sinon je vais vous séparer. Comment dit-on « paix » en arabe ? Vous connaissez ce livre ? Il y a 3000 langues dedans.
    - (une élève) Le ourdou ?
    - (Sophie) Oui
    - (une élève) Le cingalais ?
    - (Sophie) Oui …le wolof, l’arabe, le russe, le bambara, le koyoka… Ah oui voilà : paix en arabe c’est « Salam » ! Alors Salam vous deux !
    - (une élève) Au Sri lanka c’est Sama.
    - (une élève) Au Pakistan, ça peut-être un prénom.
    - (Sophie) Oui, les mots voyagent avec les gens. »

    LES MOTS QUI VIENNENT

    Accueil – exil - enfants étrangers – apprentissage langue – cultures diverses – intégration – Éducation nationale

    ATOUTS

    Rythmée par des doubles pages avec la présentation très instructive de chacun des enfants et de leur histoire – qualité des illustrations – accessible pour tout public.

    MOOD

    Lorsqu’on se désespère du repli identitaire qui gagne du terrain.

    Aurélie Castex, née en 1977, est illustratrice et autrice diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Après avoir collaboré avec la presse et l’édition (Elle, Le Parisien, Marabout, Le Chêne) et réalisé des chroniques pour le Grand Palais, elle se consacre aujourd’hui à la bande dessinée et à la littérature jeunesse. Son travail, mêlant aquarelle, encre et crayons de couleur, se distingue par une sensibilité à la fois poétique et documentaire, comme en témoignent ses albums Terre Ferme (2021) et Les Nouveaux Venus (2024).

    Détails du produit

    Les Nouveaux Venus - Éditions du Faubourg

    Fiche technique

    Pages
    127
    Éditeur
    Éditions du Faubourg

    La presse en parle

    En attendant nadeau

    8 oct. 2024

    Un dessin qui mêle onirisme et humour

    (…) Avec Les Nouveaux Venus, Aurélie Castex livre un témoignage utile à l’histoire sociale contemporaine. Dans son ouvrage, grâce à ces enfants auxquels on s’attache rapidement, l’immigration apparait dans sa plus profonde humanité, sans artifice ni effets spéciaux, loin des fantasmes et des peurs. Alors qu’un jour, à l’occasion d’une dispute entre deux élèves, la classe évoque la traduction du mot « paix » dans les différentes langues du monde, Sophie convoque le métissage de la langue : « Oui, les mots voyagent avec les gens ». L’autrice nous montre le pouvoir de l’empathie, une leçon bien utile pour nombre d’adultes mais aussi un bel exemple pour de plus jeunes lectrices et lecteurs qui viennent de faire leur rentrée dans des classes souvent baignées de mixité sociale et de différences. L’ouvrage délivre également un message politique. (…)
    Le message est clair : « Il est urgent de trouver les moyens pour revaloriser les métiers au sein de l’école publique, pour soutenir les équipes enseignantes et accompagner au mieux les élèves ».

    benzine

    12 sept. 2024

    Juste...

    (…) Aurélie Castex a suivi la classe de Sophie pendant un an. Elle nous décrit avec bienveillance et honnêteté leur quotidien. Les enfants viennent du Brésil, du Pakistan, du Sri Lanka, de Roumanie, des Comores, de Tunisie, d’Égypte ou de Serbie. Leurs situations sociales sont très variées et leurs coutumes et religions diffèrent. Beaucoup découvrent l’Europe, le froid et l’école gratuite pour tous. Ils regrettent leur pays, mais déjà certains envisagent de rester en France. L’autrice ne cache pas les difficultés d’intégration de leurs parents et les problèmes de logement ou de permis de séjour aux lesquels enseignants sont confrontés. Le dessin est simple, juste et faussement enfantin. Les expressions sont bien retranscrites, tout en laissant toute leur place aux mots, souvent désarmants, des enfants. Les couleurs sont fraiches et joyeuses. Malgré les difficultés traversées, Les Nouveaux Venus s’interdit tout misérabilisme. (...)

    Toutenbd.com

    10 oct. 2024

    Une BD-reportage bienveillante…

    (…) A l’image de Sophie, le ton est bienveillant, sans misérabilisme, soutenu par un trait léger et enfantin et des couleurs joyeuses. Le message est positif mais cela n’empêche pas Aurélie Castex d’évoquer les épreuves endurées par ces enfants – passées (la misère, l’orphelinat, la dangereuse traversée pour venir en France…) ou actuelles (l’expulsion du logement, l’arrestation du père sans-papier…) – et le manque de moyens criant de l’Education nationale.

    Ligne claire

    9 août 2024

    Une classe pas comme les autres

    On ne peut être qu’ému par ces petits enfants dont tout le futur tient entre autres, surtout dans la pratique parfaite du français sans pour autant renier, oublier leur propre langue. Des bilingues parfaits, une autre chance pour leur avenir. On parle de religion, sans détour dans cet album qui mériterait qu’on le diffuse tout en sachant que les moyens manquent, qu’il faudrait aussi revaloriser les métiers de l’école, cette école qui est la passage obligé d’un intégration réussie sans racisme ou refus de l’autre.

    Avis des lecteurs

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