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NOTES DES LECTEURS
À Pontarlier, un meurtre vient troubler la quiétude apparente d’une petite ville où chacun semble porter ses zones d’ombre. Hector est retrouvé mort dans la forêt. Mais Hector est aussi le frère de Barnabé, lui-même assassiné... L’enquête, menée par le gendarme Julien Georget et son équipe, rouvre cette affaire vieille de vingt ans, réveillant des secrets que beaucoup auraient préféré laisser enfouis. Peu à peu, le roman tisse les trajectoires de plusieurs personnages - adolescents cabossés, adultes fragilisés, familles disloquées - et dévoile les mécanismes de la violence et du silence.
On a été happés par cette construction chorale qui, au-delà de l’intrigue policière, explore avec finesse la part sombre de chacun et la difficulté d'échapper à son passé. Un roman noir définitivement intense et bien ficelé !
« Après avoir lacé ses chaussures de marche, Arthur s’enfonça dans la forêt.
Il suivit un vaste sentier sur lequel aurait pu passer une voiture de petite taille. C’était la fin de l’après-midi, et Arthur constata avec inquiétude que l’obscurité s’emparait lentement des feuillages. Des rayons de soleil perçaient encore ça et là, dessinant des taches plus claires sur les tapis de mousse alentour, mais la forêt s’assombrissait. Arthur hésita à rebrousser chemin, mais secoua la tête et décida de continuer encore un peu. »
Enquête – secrets – Passé – violence – Destins croisés – huis clos
Un roman noir psychologique très bien construit — Des chapitres courts et addictifs — L’atmosphère, la tension – La construction chorale – Les personnages
Un week-end pluvieux, quand on a envie d’un polar immersif
Sarah Bordy est née en 1992 en Franche-Comté, où elle a grandi à Pontarlier le nez plongé dans les livres. Avocate de formation, elle consacre sept années à l'écriture de Nos âmes sombres, son premier roman, publié en mars 2024 aux Éditions du Gros Caillou. Le roman est rapidement remarqué, sélectionné pour le Prix Landerneau Polar, le Prix TMV et le Prix Cognac 2024 du meilleur roman francophone.
printemps 2024
9 avr. 2024
(…) L'élève avocate est partie d'une affaire dont elle a eu vent en stage pour tisser sa toile narrative… une toile bien plus complexe que prévu. « Du premier mot au dernier mot de la dernière réécriture, j'ai mis 7 ans. Je ne l'aurais probablement pas attaqué si j'avais su ! Après, dans l'écriture, il y a une forme de magie, donc on se laisse prendre dans le processus. C'est ce qui fait la beauté de la chose. »
(…). La violence est omniprésente qu'elle soit physique, sexuelle ou psychologique. Chaque personnage ou presque est très ambivalent : « Je suis persuadée qu'on a tous une part de toxicité qui s'exprime d'une manière ou d'une autre. C'est difficile de faire face à ça, mais je trouve que c'est intéressant. » Et cette ambivalence constitue toute la richesse de ‘‘Nos âmes sombres’’.
https://radio.vinci-autoroutes.com/article/-nos-ames-sombres-de-sarah-bordy-11587
2024
À Pontarlier, un meurtre vient troubler la quiétude apparente d’une petite ville où chacun semble porter ses zones d’ombre. Hector est retrouvé mort dans la forêt. Mais Hector est aussi le frère de Barnabé, lui-même assassiné... L’enquête, menée par le gendarme Julien Georget et son équipe, rouvre cette affaire vieille de vingt ans, réveillant des secrets que beaucoup auraient préféré laisser enfouis. Peu à peu, le roman tisse les trajectoires de plusieurs personnages - adolescents cabossés, adultes fragilisés, familles disloquées - et dévoile les mécanismes de la violence et du silence.
On a été happés par cette construction chorale qui, au-delà de l’intrigue policière, explore avec finesse la part sombre de chacun et la difficulté d'échapper à son passé. Un roman noir définitivement intense et bien ficelé !
« Après avoir lacé ses chaussures de marche, Arthur s’enfonça dans la forêt.
Il suivit un vaste sentier sur lequel aurait pu passer une voiture de petite taille. C’était la fin de l’après-midi, et Arthur constata avec inquiétude que l’obscurité s’emparait lentement des feuillages. Des rayons de soleil perçaient encore ça et là, dessinant des taches plus claires sur les tapis de mousse alentour, mais la forêt s’assombrissait. Arthur hésita à rebrousser chemin, mais secoua la tête et décida de continuer encore un peu. »
Enquête – secrets – Passé – violence – Destins croisés – huis clos
Un roman noir psychologique très bien construit — Des chapitres courts et addictifs — L’atmosphère, la tension – La construction chorale – Les personnages
Un week-end pluvieux, quand on a envie d’un polar immersif
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