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NOTES DES LECTEURS
On ne choisit pas son père. On ne choisit pas non plus ce qu’il nous laisse.
Diego a enlevé Martin Pearce, l’a torturé et l’a tué. Qu’est-il arrivé à cet enseignant, marié, à la vie tranquille, pour qu’il devienne un assassin?
Nous voilà partis dans les méandres de son passé. Les chapitres s’alternent entre l’histoire de son grand-père Simon, de son père Mateo et, en filigrane, celle d’une Espagne marquée par son Histoire avec un grand H, ses guerres et ses fractures sociales.
Le fil rouge : la violence comme héritage ou presque comme une fatalité familiale. Car oui, sur trois générations, on va découvrir trois hommes broyés par leur époque et la même incapacité à aimer sans faire de mal. On observe pourtant Diego avec espoir, le premier à essayer d’oublier, à tenter de rompre la chaîne.
Ce roman noir sur la mémoire, sur la violence intime, nous plonge avec force dans une saga familiale remplie de rancœur et de silence. Un texte intense, remuant, aux personnages marquants, indélébiles, au cœur d’une Espagne en perpétuelle évolution.
«Autrefois, son père avait travaillé pour la famille Patriota.
La grand-mère Alma Virtudes, sa mère, avait toujours servi dans cette maison, et le grand-père Simón, son père, travaillait comme homme à tout faire pour le patriarche, don Benito, puis pour l'aîné des Patriota, Rodrigo. Sous la férule de ces gens, la famille de Diego avait été victime d'humiliations et de vexations continuelles […] Il était impressionnant de voir un géant comme lui recroquevillé et balbutiant qu'un jour la Grande Maison serait à lui et qu'il la démolirait pierre par pierre de ses propres mains. Personne ne le croyait, peut-être même ne croyait-il pas lui-même à ce qu'il disait. Mais la vie, qui a un sens de l'humour incompréhensible, lui donna la chance de réaliser son désir absurde. [...] Il investit le tout dans l'achat de cette propriété en ruine, mais ne tint pas sa promesse de démolir ce qui restait de la maison, car il succomba au charme de sa grandeur […] Il dépensa sans compter et voulut rétablir le vieil empire des Patriota. Mais le père de Diego ne fut jamais un homme de calculs et d'affaires. [...] Les putains et les excès, les parties de cartes et les luxes absurdes firent le reste. Il ne subsistait que des ruines.»
Filiation – Secrets de famille – Culpabilité – Violence – Espagne contemporaine – Identité
Le thème universel : la relation père-fils – L’émotion subtile et introspective des personnages – La tension émotionnelle - La construction passé / présent qui donne le tempo
Un week-end d’automne dans une maison, en feuilletant les albums de famille…
Né à Barcelone en 1968, Víctor del Árbol est l'un des romanciers noirs espagnols les plus primés de sa génération. Ancien policier des Mossos d'Esquadra reconverti en écrivain à plein temps, il signe des romans noirs habités par les cicatrices de l'Histoire — guerre civile, franquisme, Goulag, dictatures — et par la transmission du venin familial entre générations. Sa bibliographie française chez Actes Sud : Le Poids des morts (2020), La Tristesse du samouraï (2012), La Maison des chagrins (2013), Toutes les vagues de l'océan (2015), La Veille de presque tout (2017), Par-delà la pluie (2019), Avant les années terribles (2023), Le Fils du père (2025), Personne sur cette terre (2025).
automne 2023
14 sep. 2023
automne 2023
automne 2023
8 oct. 2023
automne 2023
automne 2023
4 déc. 2023
On ne choisit pas son père. On ne choisit pas non plus ce qu’il nous laisse.
Diego a enlevé Martin Pearce, l’a torturé et l’a tué. Qu’est-il arrivé à cet enseignant, marié, à la vie tranquille, pour qu’il devienne un assassin?
Nous voilà partis dans les méandres de son passé. Les chapitres s’alternent entre l’histoire de son grand-père Simon, de son père Mateo et, en filigrane, celle d’une Espagne marquée par son Histoire avec un grand H, ses guerres et ses fractures sociales.
Le fil rouge : la violence comme héritage ou presque comme une fatalité familiale. Car oui, sur trois générations, on va découvrir trois hommes broyés par leur époque et la même incapacité à aimer sans faire de mal. On observe pourtant Diego avec espoir, le premier à essayer d’oublier, à tenter de rompre la chaîne.
Ce roman noir sur la mémoire, sur la violence intime, nous plonge avec force dans une saga familiale remplie de rancœur et de silence. Un texte intense, remuant, aux personnages marquants, indélébiles, au cœur d’une Espagne en perpétuelle évolution.
«Autrefois, son père avait travaillé pour la famille Patriota.
La grand-mère Alma Virtudes, sa mère, avait toujours servi dans cette maison, et le grand-père Simón, son père, travaillait comme homme à tout faire pour le patriarche, don Benito, puis pour l'aîné des Patriota, Rodrigo. Sous la férule de ces gens, la famille de Diego avait été victime d'humiliations et de vexations continuelles […] Il était impressionnant de voir un géant comme lui recroquevillé et balbutiant qu'un jour la Grande Maison serait à lui et qu'il la démolirait pierre par pierre de ses propres mains. Personne ne le croyait, peut-être même ne croyait-il pas lui-même à ce qu'il disait. Mais la vie, qui a un sens de l'humour incompréhensible, lui donna la chance de réaliser son désir absurde. [...] Il investit le tout dans l'achat de cette propriété en ruine, mais ne tint pas sa promesse de démolir ce qui restait de la maison, car il succomba au charme de sa grandeur […] Il dépensa sans compter et voulut rétablir le vieil empire des Patriota. Mais le père de Diego ne fut jamais un homme de calculs et d'affaires. [...] Les putains et les excès, les parties de cartes et les luxes absurdes firent le reste. Il ne subsistait que des ruines.»
Filiation – Secrets de famille – Culpabilité – Violence – Espagne contemporaine – Identité
Le thème universel : la relation père-fils – L’émotion subtile et introspective des personnages – La tension émotionnelle - La construction passé / présent qui donne le tempo
Un week-end d’automne dans une maison, en feuilletant les albums de famille…