le livre Les Malchanceux - Quidam éditeur - B.S. Johnson
    25,00 €
    TTC
    25,00 €
    TTC
    Quantité

    Coup de coeur

    (0/5)

    NOTES DES LECTEURS

    NOTRE PITCH

    Attention, "Objet littéraire" ! Par sa forme et sa conception, ce livre coffret a suscité notre curiosité : 27 chapitres non reliés entre eux et non numérotés… Chacun a ici le loisir de les découvrir dans l’ordre qu’il le souhaite, quelle liberté ! Seuls la précieuse préface signée Jonathan Coe, le premier chapitre et le dernier sont à lire à l’usuel.

    On a eu envie de jouer et on a découvert notre version de ce roman. Si chaque lecteur découvre une chronologie différente, le pitch est bien le même pour tous : une histoire d’amitié de jeunesse disparue. Le narrateur, journaliste sportif, se rend dans une ville des Midlands pour chroniquer un match de foot ; il se remémore alors sa rencontre dans cette même ville avec son ami Tony, décédé depuis... Ce récit va nous emporter dans ses souvenirs, empreints de nostalgie.

    La forme expérimentale du livre permet de coller au mieux aux cheminements aléatoires de la pensée puisque les flashbacks n’imposent pas d’ordre précis. Parfois noir et parfois teinté d’humour, ce texte émouvant est empreint d’une franchise qui ne grandit pas toujours l’auteur. Un objet littéraire résolument original dont on garde longtemps le souvenir et que l’on peut relire plusieurs fois sans jamais lire le même texte !

    FRAGMENT DE Les Malchanceux

    « Des amis, certains que je connaissais, je les avais pas revus depuis mon séjour dans cette ville, à l'université, aux côtés de la famille, son père, digne, résigné, et June déjà seule, endeuillée, perdue, son visage encore empreint de toute la douleur qu'elle avait supportée, et sa mère était là réconfortante, elle faisait ce qu'elle pouvait, ça se voyait bien. Et puis on nous a reconduits à la maison, je sais plus qui, mais je me souviens qu'on était à l'étroit, dans cette voiture, trois ou quatre à l'arrière, et sur la route qui nous emmenait sur la colline, en passant par le sommet, j’ai tourné la tête et j'ai regardé le crématorium, derrière nous, ensoleillé et baigné d'une brume légère, venue de la mer sans doute, une colonne s'élevait de la cheminée, à la verticale, si tant est que la fumée puisse s'élever ainsi, dans la brume, dans le ciel, bien trop nette, mais réelle tellement réelle. »

    LES MOTS QUI VIENNENT

    Étonnant – expérimental – jeunesse - Angleterre - nostalgie

    ATOUTS

    Singularité - beauté de l’objet – récit infini

    MOOD

    Bien installé afin de pouvoir sortir les chapitres du coffret !

    Fils d'un magasinier et d'une barmaid, Bryan Stanley Johnson est né à Hammersmith en 1933 et, à l'exception de la guerre durant laquelle il a été évacué, a vécu à Londres presque toute sa vie. Marié à Virginia Ann Kimpton, il est le père de deux enfants.

    B.S. Johnson est l'auteur de sept romans publiés aux éditions Quidam : les Gens qui voyagent (pour lequel il a obtenu le Gregory Award en 1962), Albert Angelo (1964), Chalut (prix Somerset Maugham en 1967), Maîtresse normale (1971), R.A.S Infirmière Cheffe (1971), Double Entrée de Christie Malry (1973), Voyez la vieille dame décemment (publié posthumément en 1975). Ses maîtres sont Sterne, Joyce et Beckett ; à ses yeux, le roman doit attirer l'attention du lecteur sur sa propre artificialité.   

    Outre deux volumes de poésie, il est aussi l'auteur de nouvelles et de pièces de théâtre. Il a également travaillé pour la télévision et le cinéma.

    B.S. Johnson s'est suicidé le 13 novembre 1973.

    Détails du produit

    Les Malchanceux - Quidam

    Fiche technique

    Pages
    170
    Éditeur
    Quidam

    La presse en parle

    LES INROCKUPTIBLES

    Décembre 2009

    Chef-d'oeuvre

    Un petit chef-d’œuvre obsessionnel et mélancolique à découvrir d’urgence […] Une mélancolie grinçante parcourt ce livre, dans lequel le romancier met ses sentiments à nu en luttant âprement contre les embellissements que pourrait introduire l’écriture.

    Le journal du dimanche

    Avril 2010

    Un roman singulier et magnifique

    Il aura fallu plus de quarante ans pour que Les Malchanceux, sorti en 1969, traverse la Manche et obtienne enfin en France la reconnaissance que ce roman singulier et magnifique aurait dû avoir depuis longtemps. (…) "Ce livre raconte l'histoire de ce qui se passe dans la tête d'un homme", est-il écrit en exergue quelque part dans un recoin de ce bel objet, de ce grand roman. C'est exactement ça.

    Le magazine littéraire

    Janvier 2010

    Ludique et poignant

    Entre mémoire et aléatoire… Surprenant, le résultat est à la fois ludique et poignant, le lecteur hésitant entre le plaisir de manipuler l’objet-livre et l’affliction face à la noirceur de son contenu […] Un texte qui reste l’un des sommets du roman anglais moderne.

    le grand journal

    Novembre 2009

    Formidable

    « Un livre aussi improbable qu’une qualification en Coupe du monde sur une faute de main… Formidable. »

    Art Press

    Février 2010

    Un écrivain de tout premier ordre

    (…) B. S. Johnson (1933-1973) est un écrivain de tout premier ordre. Pourtant, en Angleterre, la plupart de ses livres sont épuisés, et en France, le moins que l'on puisse dire est qu'il est fort méconnu… Toutefois, un courageux et perspicace éditeur, Quidam, s'obstine à le publier depuis 2003 (…)S. Johnson s'est fait connaître notamment par son intransigeance par rapport à une littérature traditionnelle - qui fait comme s'il ne s'est rien passé depuis Dickens – par ses rapports ambigus à la narration (« raconter des histoires, c'est raconter des men­songes ») et par ses innovations formelles. (…) Si Johnson ne voulait pas raconter d'histoires pour ne pas raconter de mensonges, il faut mesurer la qualité de son échec (Beckett, qu'il admirait aussi, parlait d'“échouer mieux“), car cet apparent chaos est aussi une histoire. Il n'“invente“ rien. Il se prend pour sujet, ayant décidé par principe de n'écrire sur « rien d'autre […] que les choses qui m'arrivent ». Ce faisant, il dit la vérité des corps qui s'en vont, de la mémoire qui fait revenir imparfaitement et involontairement les choses, de la douleur et du chaos du monde. Chaos auquel le roman répond, en l'organisant et le désorganisant. Battez les sections comme des cartes, lisez-les dans l'ordre que vous voudrez, le roman se recomposera et fera sens. C'est l'une des grandes forces de Johnson que d'avoir su échapper à la tyrannie de la narration pure (du suspense, un début un milieu et une fin), en la vaporisant dans l'espace ludique, interactif et infini du roman. Car du récit, on en trouve partout, même quand on refuse de vous raconter une histoire : on vous en raconte alors mille autres. En ce sens, Johnson aura réussi à échouer mieux, beaucoup mieux que la plupart de ses contemporains.

    l'équipe mag

    Avril 2010

    Un passionnante introspection

    Un des romanciers les plus décalés du Royaume-Uni […] Une passionnante introspection et un ovni indéfinissable.

    Avis des lecteurs

    Commentaires (0)