Koumiko
NOTES DES LECTEURS
NOTRE PITCH
Koumiko, poétesse japonaise arrivée en France en 1966, perd peu à peu la mémoire. Sa fille, Anna Dubosc, nous fait ici le récit de la dégradation progressive de l’état de sa mère.
Un texte écrit au présent, des phrases courtes, sur le fil, permettent de traduire l’urgence à vouloir conserver l’essence de cette femme dotée d’un sacré caractère ! L’enfance d’Anna et sa sœur n’a pas été des plus classiques… sa démence ne fait que renforcer son esprit pour le moins entêté et fantasque. Et pourtant, on perçoit un amour inconditionnel d'Anna pour sa mère, même si la gestion du quotidien, un peu plus inattendu chaque jour, lui fait également parfois ressentir de la colère.
Le récit s’étend sur quelques mois, le registre souvent tragi-comique est ponctué des réflexions de Koumiko, dans un français haché, réduisant son discours à l’essentiel. La poétesse a ainsi disparu pour laisser place à Koumiko, cette femme souvent en souffrance, dépendante de sa fille mais ayant du mal à lui exprimer son amour.
Un témoignage courageux, honnête, sans filtre et finalement apaisé, qui reflète la complexité universelle des rapports entre une fille et une mère qui n’est plus vraiment elle-même mais dont elle réussit à sauver la mémoire...
FRAGMENT de Koumiko
« Elle sort au bout d'une heure, elle traverse le jardin. Elle est toute propre, elle s'est lavé les cheveux. Rien ne pourrait autant me contenter. Je mets Leonard Cohen. Elle adore Leonard Cohen. Je sais qu'elle s'en souvient, comme tout ce qui remonte à loin. Je voudrais l'entourer de ses souvenirs encore intacts et lui faire oublier tout ce qu'elle oublie à longueur de minute, qu'elle reste dans cette enclave où sa mémoire lui appartient.
À table, Jules la fait parler de son passé. À l'écouter, personne ne pourrait croire qu'elle a le cerveau cramé, mais dès qu'on parle de choses récentes, elle est perdue.
J'écris en écoutant de la musique. Je n'entends pas quand on frappe. Une main frôle mon épaule. Je me retourne en sursautant, j'enlève mon casque. La voisine me ramène ma mère qui errait dans le village. Une fois qu'elle est partie, Koumiko prétend qu'elle a rencontré la tante de Jules qui était perdue et que c'est elle-même qui l'a conduite ici. »
LES MOTS QUI VIENNENT
Famille – amour – démence – quotidien - urgence
ATOUTS
Leçon d’empathie – récit d’amour – franchise des sentiments de l’auteure
MOOD
Avoir envie de tirer le meilleur d’une situation sur laquelle on n’a pas de prise.
Anna Dubosc est née à Paris, en 1974. Elle est la fille de la célèbre poétesse japonaise, Koumiko Muraoka, muse du film Le Mystère Koumiko (1965). Koumiko est le premier roman d’une trilogie qui explore la vie d’Anna Dubosc et sa relation avec sa mère. Il remporte le Prix Hors Concours en 2016.
Détails du produit
Fiche technique
- Pages
- 192
- Éditeur
- Quidam
La presse en parle
LE point
10 nov. 2016
Un livre puissant
Un texte vivifiant, porté par l'amour de l'instant et le respect tendre de l'étrangeté de chacun.
un dernier livre avant la fin du monde
20 sept. 2023
Un portrait sans artifice d’une femme, d’une mère et d’une poétesse
Ça sent le book
20 avr. 2016
Retentissant
La viduité
29 juin. 2023
Une vraie et grave drôlerie
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Koumiko, poétesse japonaise arrivée en France en 1966, perd peu à peu la mémoire. Sa fille, Anna Dubosc, nous fait ici le récit de la dégradation progressive de l’état de sa mère.
Un texte écrit au présent, des phrases courtes, sur le fil, permettent de traduire l’urgence à vouloir conserver l’essence de cette femme dotée d’un sacré caractère ! L’enfance d’Anna et sa sœur n’a pas été des plus classiques… sa démence ne fait que renforcer son esprit pour le moins entêté et fantasque. Et pourtant, on perçoit un amour inconditionnel d'Anna pour sa mère, même si la gestion du quotidien, un peu plus inattendu chaque jour, lui fait également parfois ressentir de la colère.
Le récit s’étend sur quelques mois, le registre souvent tragi-comique est ponctué des réflexions de Koumiko, dans un français haché, réduisant son discours à l’essentiel. La poétesse a ainsi disparu pour laisser place à Koumiko, cette femme souvent en souffrance, dépendante de sa fille mais ayant du mal à lui exprimer son amour.
Un témoignage courageux, honnête, sans filtre et finalement apaisé, qui reflète la complexité universelle des rapports entre une fille et une mère qui n’est plus vraiment elle-même mais dont elle réussit à sauver la mémoire...
FRAGMENT de Koumiko
« Elle sort au bout d'une heure, elle traverse le jardin. Elle est toute propre, elle s'est lavé les cheveux. Rien ne pourrait autant me contenter. Je mets Leonard Cohen. Elle adore Leonard Cohen. Je sais qu'elle s'en souvient, comme tout ce qui remonte à loin. Je voudrais l'entourer de ses souvenirs encore intacts et lui faire oublier tout ce qu'elle oublie à longueur de minute, qu'elle reste dans cette enclave où sa mémoire lui appartient.
À table, Jules la fait parler de son passé. À l'écouter, personne ne pourrait croire qu'elle a le cerveau cramé, mais dès qu'on parle de choses récentes, elle est perdue.
J'écris en écoutant de la musique. Je n'entends pas quand on frappe. Une main frôle mon épaule. Je me retourne en sursautant, j'enlève mon casque. La voisine me ramène ma mère qui errait dans le village. Une fois qu'elle est partie, Koumiko prétend qu'elle a rencontré la tante de Jules qui était perdue et que c'est elle-même qui l'a conduite ici. »
LES MOTS QUI VIENNENT
Famille – amour – démence – quotidien - urgence
ATOUTS
Leçon d’empathie – récit d’amour – franchise des sentiments de l’auteure
MOOD
Avoir envie de tirer le meilleur d’une situation sur laquelle on n’a pas de prise.