Le livre Chevrolet Impala de Michèle Astrud forges de vulcain
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    Quantité

    Coup de coeur

    Pages:288
    Éditeur:Aux forges de Vulcain
    (0/5)

    NOTES DES LECTEURS

    NOTRE PITCH

    2001, Michèle, new-yorkaise, tient une agence d’artistes sur le déclin. Depuis quelques temps, dès qu’elle met le nez dehors, elle subit la surveillance peu discrète d’une mystérieuse berline noire mais devine parfaitement qui en est l’instigateur…

    Flashback, Montréal 1965. Venue découvrir la vie québécoise, Michèle, alors jeune femme, tombe sous le charme d’Adriano, riche et célèbre acteur français qui va l’entrainer dans des trafics douteux… Le roman couvre la période de ces 36 années et permet d’explorer les liens complexes qui unissent nos deux personnages, sur fond de French Connection.

    Au-delà de l’intrigue, on suit avec compassion l’emprise que subit Michèle mais, en dépit des apparences, on découvre page après page, une sacrée force de caractère et une véritable héroïne !

    La plume est juste, l’ambiance cinématographie. Un roman noir sensible et malgré tout optimiste !

    FRAGMENT DE CHEVROLET IMPALA

    « La voix adoucit le regard voilé, il jouait un rôle, celui qui lui avait valu son succès, dans les films que je n'avais jamais vus, mais la chambre était trop étroite pour nous deux, il prenait trop de place, son odeur, ses gestes, sa voix, ses vêtements, tout paraissait disproportionné. Il déboucha la bouteille de champagne qu'il avait apportée et tout en buvant, il répétait qu'il adorait mon prénom, Michèle, il lui rappelait son pays natal, d'excellents moments et de mauvais souvenirs, aussi.

    - Ce n'est pas courant dans une nation anglophone remarqua-t-il.

     Ma mère est une grande sentimentale. Son premier amoureux était français et elle m'a nommée ainsi en souvenir de lui. »

    LES MOTS QUI VIENNENT

    Roman noir - French Connection - manipulation – libre-arbitre – féminisme 

    ATOUTS

    Le style cinématographique – le suspens – la psychologie des personnages 

    MOOD

    Seul(e), un soir de pluie

    Née à Dijon en 1964 Michèle Astrud enseigne le génie civil à Rennes. Elle a écrit quatre autres ouvrages paru Aux forges de Vulcains : Simplement immortels ; La Nuit je vole ;  Le Jour de l'effondrement et Nous entrerons dans la lumière.

    Détails du produit

    Chevrolet Impala - Aux forges de Vulcain

    Fiche technique

    Pages
    288
    Éditeur
    Aux forges de Vulcain

    La presse en parle

    Evadez-moi

    18 nov. 2019

    Puissamment féministe …Tout en sensibilité

    (…)Plus qu’un simple roman noir de gangsters, c’est un roman puissamment féministe qui montre du doigt ce que le charisme d’un homme peut avoir comme pouvoir sur des jeunes femmes esseulées. La victimisation est parfois un peu trop poussée pour moi mais le personnage principal, narrateur de cette histoire, est, pour sa part, ce qui s’éloigne le plus d’une victime de sexisme et tempère de ce fait ce texte.J’ai beaucoup apprécié le style que j’ai trouvé doux comme du velours et qui arrive sans peine à captiver le lecteur.Ce texte a été une très jolie découverte avec une auteure qui joue doucement avec les sentiments sans pour autant insister trop lourdement. Le roman est tout en sensibilité. A découvrir !

    Garoupe

    10 sep. 2020

    Un roman empreint de compassion

    (…) Michèle veut déployer ses ailes quand Adriano chercher à déployer ses filets et son emprise sur elle. Le regard que Michèle porte sur Adriano est ambigu, indubitablement. Celui qu’Adriano pose sur Michèle l’est tout autant. Elle semble la seule personne avec laquelle il pourrait tenter d’être lui-même. Elle est la femme de sa vie… Mais quelle femme ? Ni amoureuse, ni fille, ni bouée de sauvetage, pourrait-il dire à son tour en parlant d’elle.Michèle et Adriano portent tous les deux le masque de Janus : ambivalents, tour à tour monstres et refuges, tour à tour protecteurs et tortionnaires, tour à tour bourreaux et victimes, ils ont chacun deux faces. Alors certes, la Michèle forte et bravache a souvent tendance à s’effacer devant Adriano pour laisser place à une Michèle tout en retenue, tout en douceur qui tourne parfois à la soumission.En prenant le point de vue de Michèle, Michèle Astrud prend clairement le parti de l’opprimée. Elle triture son personnage dans tous les sens, tente de la libérer de ses chaînes, de lui offrir par son scénario l’autonomie qu’elle ne peut obtenir seule. Hélas ! L’auteur a bien conscience que son personnage ne peut rien contre l’attirance/attraction qu’elle ressent envers Adriano malgré tout ce qu’il lui a fait subir. La soumission en question est d’ailleurs plus de nature psychologique que physique. Mais elle n’en est pas moins une soumission inadmissible.Il y a pourtant une forme d’optimisme chez Michèle Astrud. Elle semble nous dire que la rédemption est toujours possible quand bien même elle arrive sur le tard. La véritable ambiguïté d’Adriano réside avant tout dans l’amour qu’il ressent pour Michèle (amour teinté de filiation et de paternalisme) mais qu’il est absolument incapable d’exprimer autrement que par une forme de harcèlement. Cela ne l’excuse en rien de la situation dans laquelle Michèle réside et qui l’empêche clairement d’être pleinement elle-même.Tout la ramenant inlassablement vers Adriano, elle ne peut voler de ses propres ailes : elle ne peut pas, tel un papillon, aller se brûler les ailes certes mais elle est empêchée de vivre. Michèle Astrud rend admirablement compte de cette détresse face à laquelle Michèle ne peut rien. Sinon, invariablement, retourner vers la seule lumière qui l’attire.Le roman de Michèle Astrud est un roman, malgré ses thèmes, doux, empreint de compassion. Et il est tellement rare de trouver un auteur faisant preuve d’empathie réelle avec ses personnages, qu’ils soient de l’étoffe dont on fait les héros ou les mécréants !

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