
Aller simple pour Pyongyang

NOTES DES LECTEURS
NOTRE PITCH
1962. Sans préméditation, le GI James Dresnock, 21 ans, souffre-douleur de son bataillon, franchit volontairement la DMZ, zone démilitarisée qui sépare depuis 1953 les deux Corée. Cueilli par l’armée nord-coréenne, il est installé dans une maison délabrée où le rejoignent bientôt d’autres soldats américains qui, comme lui, ont laissé derrière eux des vies minables et chaotiques. L’existence des quatre hommes s’organise tant bien que mal, entre petites combines pour éviter la famine, parties de jambes en l’air avec leurs compagnes coréennes et séances d’endoctrinement, sous haute surveillance idéologique – mais le pire ennemi, c’est peut-être l’ennui…
Si la peur de l’arbitraire et de la répression n’est jamais loin, ce roman prend le parti de l’humour pour décrire la façon dont les quatre Américains cherchent leur place dans une société absurde. L’auteur regarde avec une certaine tendresse ses personnages, leur médiocrité et leurs travers attachants.
FRAGMENT de Aller simple pour Pyongyang
« Oui, si James pouvait adresser une prière au Grand Leader, ce serait : “Ô Père Adoré, symbole de l’unification de la nation, délivre-moi de l’ennui. Donne-moi quelque chose d’intéressant à faire.“ En attendant, toujours affalé, il laisse baisser le soleil et la chaleur. La soirée finit par arriver : un mauvais repas, en général en silence, comme les punis à l’orphelinat. Une petite clope, dans le jardin enfin rafraîchi. Puis, après avoir fumé la cigarette jusqu’aux derniers millimètres, il l’écrase soigneusement contre le mur, et dit enfin à son sexe : “Allez, mon vieux. Maintenant, c’est ton tour ! Venge-nous de cette triste journée !" »
LES MOTS QUI VIENNENT
Corée du Nord – dictature – Américains - endoctrinement - désœuvrement
ATOUTS
Un thème peu traité - un angle original - des personnages attachants
MOOD
Un dimanche après-midi gris et frais où tout semble marcher au ralenti, pour percevoir le temps à la manière des personnages.
Jean-Louis de Montesquiou est né en 1951. Il est aujourd’hui auteur, après une carrière dans la finance internationale, et plus précisément chez UBS France qu’il a dirigé. C’est à cette occasion qu’il a découvert la Corée du Nord qui fait l’objet de son ouvrage Aller simple pour Pyongyang (Éditions Exils, 2018).
Collaborateur régulier du magazine Books (arrêté début 2023), il est également l’auteur d’un récit, Mont Athos (2015) et d’un essai, Écrire, disent-ils (2017).
Détails du produit
Fiche technique
- Pages
- 220
- Éditeur
- Editions Exils
La presse en parle
ACTUALITTÉ
18 janv. 2018
Désert des Tartares au pays du Matin calme
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NOTRE PITCH
1962. Sans préméditation, le GI James Dresnock, 21 ans, souffre-douleur de son bataillon, franchit volontairement la DMZ, zone démilitarisée qui sépare depuis 1953 les deux Corée. Cueilli par l’armée nord-coréenne, il est installé dans une maison délabrée où le rejoignent bientôt d’autres soldats américains qui, comme lui, ont laissé derrière eux des vies minables et chaotiques. L’existence des quatre hommes s’organise tant bien que mal, entre petites combines pour éviter la famine, parties de jambes en l’air avec leurs compagnes coréennes et séances d’endoctrinement, sous haute surveillance idéologique – mais le pire ennemi, c’est peut-être l’ennui…
Si la peur de l’arbitraire et de la répression n’est jamais loin, ce roman prend le parti de l’humour pour décrire la façon dont les quatre Américains cherchent leur place dans une société absurde. L’auteur regarde avec une certaine tendresse ses personnages, leur médiocrité et leurs travers attachants.
FRAGMENT de Aller simple pour Pyongyang
« Oui, si James pouvait adresser une prière au Grand Leader, ce serait : “Ô Père Adoré, symbole de l’unification de la nation, délivre-moi de l’ennui. Donne-moi quelque chose d’intéressant à faire.“ En attendant, toujours affalé, il laisse baisser le soleil et la chaleur. La soirée finit par arriver : un mauvais repas, en général en silence, comme les punis à l’orphelinat. Une petite clope, dans le jardin enfin rafraîchi. Puis, après avoir fumé la cigarette jusqu’aux derniers millimètres, il l’écrase soigneusement contre le mur, et dit enfin à son sexe : “Allez, mon vieux. Maintenant, c’est ton tour ! Venge-nous de cette triste journée !" »
LES MOTS QUI VIENNENT
Corée du Nord – dictature – Américains - endoctrinement - désœuvrement
ATOUTS
Un thème peu traité - un angle original - des personnages attachants
MOOD
Un dimanche après-midi gris et frais où tout semble marcher au ralenti, pour percevoir le temps à la manière des personnages.