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Noir d'encre - Métailié - Sara Vallefuoco
23,00 €
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Coup de coeur

Pages:272
Éditeur:Métailié
(0/5)

NOTES DES LECTEURS

NOTRE PITCH

Sardaigne, 1899. Dans un village isolé où règne omerta, banditisme et superstition, le jeune vice-brigadier turinois Ghibaudo enquête sur un premier meurtre… mais l’affaire se complique avec la découverte progressive d’autres cadavres.
Ghibaudo cherche alors à élucider cette série de crimes étranges liés à des poètes improvisateurs et itinérants ? À ses côtés, Moretti, venu de Rome, s’appuie sur des nouvelles méthodes scientifiques comme les empreintes digitales. L’intuition humaine et la science naissante forment un bon duo !
On s’attache vite au personnage de Ghibaudho, sensible, introspectif, porté sur l’écoute et l’instinct ; il complète celui de Moretti, rationnel, plus égoïste.
Ce polar noir nous a tenus en haleine jusqu’au dénouement inattendu mais, au-delà de cette intrigue, le texte nous a séduits par sa langue immersive traduisant une atmosphère certainement propre à la Sardaigne de l’époque dans laquelle soupçon et méfiance sont omniprésents.
Des chapitres courts et une plume incisive ajoutent au plaisir de lecture de ce premier roman fort réussi de Sara Vallefuoco !

LES MOTS QUI VIENNENT

Polar historique – Sardaigne - empreintes digitales – fin XIXe siècle - banditisme – tradition orale - omerta

ATOUTS

Écriture foisonnante et imagée – intrigue solide - personnages fouillés

MOOD

Une envie de découvrir une autre Sardaigne !

FRAGMENT Noir d'encre

«La première feuille sur le dessus de la pile est la lettre anonyme, écrite à l’encre sur un papier jauni et ridé par l’humidité. Mais de bonne facture, ce n’est pas un bout de papier récupéré :
 Madame, vous êtes priée de donner tout de suite la somme de 5000 milles lires sinon on vous coupe d’abord l’oreille et puis la tête. Sans prévenir la police.
 L’encre est noire, peu délayée et bavant partout de la gauche vers la droite, comme si un vent avait soufflé sur les mots en laissant une queue de comète.
»

Sara Vallefuoco est une écrivaine italienne née à Rome, également professeure des écoles et pianiste. Attachée à la Sardaigne par ses racines familiales, elle en a fait le décor de son premier roman, Noir d'encre, paru en 2024 aux Éditions Métailié Noir dans une traduction de Serge Quadruppani.

Détails du produit

Noir d'encre - Métailié

Fiche technique

Pages
272
Éditeur
Métailié

La presse en parle

BENIZE

19 avr. 2024

Une lecture halletante

(…) Voici un nouveau venu dans le monde du polar, en l’occurrence du polar italien. Encore un ! Ce ne sont en effet pas les nouveaux romans policiers et les nouveaux enquêteurs qui manquent. Le défi de renouveler le genre se pose chaque fois de manière un peu plus aiguë, les possibilités d’innover (en intéressant lecteurs et lectrices) étant toujours plus réduites. Il faut apporter un plus, au moins faire quelque chose que les autres n’ont pas fait. C’est ce que fait, plutôt bien, Sara Vallefuoco en situant ses histoires à une époque et dans un lieu assez originaux, et en donnant à son personnage principal, le vice-brigadier Robespierre Ghibaudo, une personnalité complexe.

(…)

Juillet 1899, donc, dans une petite commune sarde, Ghibaudo et Moretti découvrent un premier mort. L’enquête commence et se complique quand d’autres cadavres sont découverts. Moretti cherche à utiliser ces méthodes modernes dont il a entendu parler à Rome. Ghibaudo, même s’il est intéressé, cherche avant tout à comprendre les gens, il parle, discute. Tous les deux chevauchent dans des endroits reculés, au milieu de paysages un peu désolés, qu’on imagine brûlés par le soleil. Ils s’observent, s’épient, autant qu’ils observent les autres. Sara Vallefuoco semble autant intéressée par les personnages qu’elle a créés et par ce qu’ils vivent que par l’enquête elle-même qui passe au second plan. Et nous aussi, d’ailleurs. Plongés dans une époque et un lieu si particuliers, on finit par être envoûtés par cet étrange ballet au ralenti, quand, soudain, tout s’accélère. Ghibaudo, à force de parler et d’écouter, comprend. Et grâce aux méthodes de Moretti trouve la solution. Tout se dénoue dans une sorte de feu d’artifice, violent et brutal. Un final qui laisse la porte ouverte à un second roman (déjà publié en italien, d’ailleurs).

L'ITALIE À PARIS

15 jun. 2024

Un premier roman très bien conçu

[...] Noir d’encre est un premier roman très bien conçu. L’atmosphère dense de soupçon et de méfiance comme la chaleur étouffante de ce début d’été 1899 en Sardaigne est rendue de manière remarquable. »

TRANSFUGE

13 mai. 2024

C'est execeptionnel !

Quand un excellent roman policier dans la Sardaigne de 1899 se double d’un génial roman tout court... C’est Noir d’encre, c’est de Sara Vallefuoco, c’est exceptionnel !

(…)

Car enfin, un premier roman – et un roman policier historique, par-dessus le marché, genre tout à fait estimable mais dont les rejetons sont souvent suspects de complaisances – qui, non seulement, atteste une maîtrise irréprochable, mais de surcroît, dégage ce quelque chose en plus (écume, phosphorescence) qui est le propre de la grande littérature, cela mérite une exclamation admirative, fût-elle triviale !

(…)Quelque chose se détache, se distingue. Oui, c’est le mot : « se distingue ». Voilà ce qui double le livre, l’accompagne comme son ombre (ou son écume, ou sa phosphorescence) : une tension, un effort vers le singulier. Empreintes digitales (une innovation chez nos carabiniers), particularités matérielles de telle graphie, événements passant, ou feignant de passer, l’explication rationnelle (une piscine miraculeuse), poésie populaire improvisée : dans tout cela, c’est bien l’unique qui prévaut, le propre ou l’étrange, bref la singularité dans toutes ses acceptions. Et l’extraordinaire restitution du mouvement des pensées de Ghibaudo, qui donne à celui-ci une existence si distincte, en est sans doute le plus bel exemple. En dernière analyse, le voilà, ce quelque chose qui naît du livre, le déborde et enchante : un personnage bien vivant, dans son irréductible individualité. Ce qui est sans doute un des plus hauts buts à quoi puisse prétendre le roman – et qu’atteint haut la main Sara Vallefuoco.

Liberation

18 nov. 2021

Captivant

Très satisfaite facile à lire et beaucoup d’humour et écriture attractive... difficile de s’arrêter de lire. Très satisfaite facile à lire et beaucoup d’humour et écriture attractive... difficile de s’arrêter de lire.Très satisfaite facile à lire et beaucoup d’humour et écriture attractive... difficile de s’arrêter de lire.

Avis des lecteurs

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