
Livraison à 0,01 € à partir de 35 € d'achat*
Aucun produit

NOTES DES LECTEURS
Fazil plonge dans la pauvreté au décès de son père. Étudiant, il fait de la figuration pour une émission de TV et y rencontre deux femmes dont il tombe amoureux : Madame Hayat, insaisissable et sensuelle femme d’âge mûr, et Sila, une jeune étudiante en littérature, tout comme lui.
Alors que Fazil poursuit son éducation sentimentale, la Turquie sombre dans l’oppression totalitaire et le fanatisme religieux. Comment rester libre ? Différents choix s’offrent à lui incarnés par ces deux femmes. L’une épicurienne savoure l’instant présent, l’autre trouve des fenêtres de liberté dans la littérature et cherche à fuir le pays.
Hymne à la liberté de parole, ce très beau texte nous laisse un goût amer quand on sait qu’il fut écrit pendant les quatre ans d’incarcération de l’auteur (accusé d’avoir participé à la tentative de coup d’état du 15/07/2016 ).
Une formidable réflexion sur le sens de la liberté et un très bel hommage aux vertus émancipatrices et résistantes de la littérature.
« Je me sentais comme une brindille jetée dans un cours d'eau, et qui se laisse dériver avec bonheur.
Quand le garçon fut parti elle m'interrogea.
- Alors dis-moi qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Tu es étudiant ?
- Oui.
- Et qu'est-ce que tu étudies ?
- La littérature.
- Moi je ne lis jamais de roman.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas, ça m'ennuie… Tout ce que les écrivains racontent, je le connais déjà. J'en sais assez sur l'humanité, je n'ai pas envie d'en savoir plus, ni trop.
- Et qu'est-ce qui vous intéresse alors ?
- L'anthropologie.
La réponse était tellement inattendue que j'en restais bouche bée l'air parfaitement idiot. Et ce devait être exactement la réaction qu'elle attendait, car elle partit aussitôt d'un grand éclat de rire, le rire le plus joyeux que j'aie jamais entendu. Il y avait tant de choses dans son rire les oiseaux du matin, les éclats de cristal, l'eau claire qui cascade sur les pierres d'un torrent, les clochettes qu'on accroche aux arbres de Noël, une bande de petites filles courant main dans la main.
- J'adore ce mot, reprit-elle. Il faut voir la tête que font les hommes quand je le dis ; il n'y a rien de plus drôle au monde parfois je me dis qu'ils ont inventé le mot “anthropologie” rien que pour ça. »
Turquie – amour – apprentissage – dictature - humanité
Subtilité - sensualité – ode à la liberté - émouvant
Prêt pour un voyage sensuel et poétique
Prix Femina étranger 2021
Ahmet Altan, écrivain et journaliste turc né en 1950 à Ankara, est une figure majeure de la liberté d’expression, connue pour sa critique du régime autoritaire turc et son engagement démocratique. Il a été emprisonné à plusieurs reprises, notamment après le coup d’État manqué de 2016, et son œuvre Je ne reverrai plus le monde (Actes Sud, 2019), écrite en détention, a été saluée internationalement. Son roman Madame Hayat, également rédigé en prison, a été publié en 2021, tandis qu’il demeure aujourd’hui sous résidence surveillée à Istanbul.
2021
22 sep. 2021
08 sep. 2021
21 sep. 2021
30 oct. 2021
dec. 2021
17 dec. 2021
31 aout. 2021
Fazil plonge dans la pauvreté au décès de son père. Étudiant, il fait de la figuration pour une émission de TV et y rencontre deux femmes dont il tombe amoureux : Madame Hayat, insaisissable et sensuelle femme d’âge mûr, et Sila, une jeune étudiante en littérature, tout comme lui.
Alors que Fazil poursuit son éducation sentimentale, la Turquie sombre dans l’oppression totalitaire et le fanatisme religieux. Comment rester libre ? Différents choix s’offrent à lui incarnés par ces deux femmes. L’une épicurienne savoure l’instant présent, l’autre trouve des fenêtres de liberté dans la littérature et cherche à fuir le pays.
Hymne à la liberté de parole, ce très beau texte nous laisse un goût amer quand on sait qu’il fut écrit pendant les quatre ans d’incarcération de l’auteur (accusé d’avoir participé à la tentative de coup d’état du 15/07/2016 ).
Une formidable réflexion sur le sens de la liberté et un très bel hommage aux vertus émancipatrices et résistantes de la littérature.
« Je me sentais comme une brindille jetée dans un cours d'eau, et qui se laisse dériver avec bonheur.
Quand le garçon fut parti elle m'interrogea.
- Alors dis-moi qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Tu es étudiant ?
- Oui.
- Et qu'est-ce que tu étudies ?
- La littérature.
- Moi je ne lis jamais de roman.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas, ça m'ennuie… Tout ce que les écrivains racontent, je le connais déjà. J'en sais assez sur l'humanité, je n'ai pas envie d'en savoir plus, ni trop.
- Et qu'est-ce qui vous intéresse alors ?
- L'anthropologie.
La réponse était tellement inattendue que j'en restais bouche bée l'air parfaitement idiot. Et ce devait être exactement la réaction qu'elle attendait, car elle partit aussitôt d'un grand éclat de rire, le rire le plus joyeux que j'aie jamais entendu. Il y avait tant de choses dans son rire les oiseaux du matin, les éclats de cristal, l'eau claire qui cascade sur les pierres d'un torrent, les clochettes qu'on accroche aux arbres de Noël, une bande de petites filles courant main dans la main.
- J'adore ce mot, reprit-elle. Il faut voir la tête que font les hommes quand je le dis ; il n'y a rien de plus drôle au monde parfois je me dis qu'ils ont inventé le mot “anthropologie” rien que pour ça. »
Turquie – amour – apprentissage – dictature - humanité
Subtilité - sensualité – ode à la liberté - émouvant
Prêt pour un voyage sensuel et poétique
Prix Femina étranger 2021