
Les Heures suspendues selon Hopper
Catherine GuennecAucun produit
NOTES DES LECTEURS
1606, Le Caravage peint La Mort de la Vierge assisté par son élève Cecco del Caravaggio. Inséparable de l’artiste, il est donc le mieux placé pour nous raconter la création de cette œuvre majeure et les mésaventures qui suivirent.
Commandé par l’église de la Scala alors que Le Caravage était déjà célèbre, ce chef-d’œuvre du XVIIe siècle italien n’y restera pourtant peu de temps exposé, immédiatement censuré par l’Église. Loin des codes de représentation de la Dormition (repos paisible et serein avant la promesse d’une vie éternelle), le tableau, comble du scandale, prend pour modèle de la Vierge, le corps d’une prostituée repêchée dans le Tibre…
On suit avec beaucoup de plaisir cette partie de la vie du Caravage, personnage hors norme, enfant terrible de la peinture italienne, et l’on en apprend autant sur ses techniques du clair-obscur que sur ses aventures belliqueuses. Place majeure artistique de l’époque, Rome devient un personnage à part entière du roman où jeux de pouvoir et d’influence seront omniprésents. Une lecture aussi fulgurante que fut la vie de cet artiste exaltant.
« - Ce que j’en pense, moi ? Je vais te parler franchement. Ta Mort de la Vierge, Michele, est une réussite incontestable au plan artistique. J’apprécie la façon dont tu dramatises la scène par le contraste violent entre la pénombre où baigne la pièce et la lumière qui éclaire le crâne des apôtres et le visage de Marie, puis les épaules de Madeleine assise. J’aime aussi le jeu des couleurs, le rouge de la robe, qui renvoie au-dessus de la tenture placée au-dessus du lit. Tout cela, assurément, est d’une grande beauté, il y a une étrange force qui se dégage de cette scène de deuil. Mais disons quand même les choses : si l’on ne savait pas qu’il s’agit de Marie veillée par les apôtres, la morte pourrait être une femme du peuple pleurée par ses proches dans un modeste logis… En un mot, ton tableau manque de sacré.
- Je n’ai jamais promis de faire une image pieuse ! Je peins la réalité, moi, telle qu’elle se donne à voir. Et, dans la réalité, il y a aussi la mort… »
Peinture - scandale - église - Rome – traque - jeux de pouvoir
Le rythme - l’épilogue sous forme épistolaire entre Mario Minniti (ancien ami et modèle du Caravage) et Cecco – les repères chronologiques en fin d’ouvrage
Avant d’aller (re)voir d’un œil neuf le tableau au Louvre.
Petit bonus, on a la surprise de croiser le jeune Rubens, grand admirateur du Caravage.
Romancier féru d’histoire de l’art, Alain Le Ninèze a écrit notamment sur Michel-Ange (Libica. Michel-Ange et la Sibylle, Actes sud, 2014) et sur Léonard de Vinci (Dans les yeux de Mona Lisa, ateliers henry dougier, 2019). On lui doit dans la même collection : La Femme moderne selon Manet.
21 février 2022
9 février 2022
Les Heures suspendues selon Hopper
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Jean Lovera1606, Le Caravage peint La Mort de la Vierge assisté par son élève Cecco del Caravaggio. Inséparable de l’artiste, il est donc le mieux placé pour nous raconter la création de cette œuvre majeure et les mésaventures qui suivirent.
Commandé par l’église de la Scala alors que Le Caravage était déjà célèbre, ce chef-d’œuvre du XVIIe siècle italien n’y restera pourtant peu de temps exposé, immédiatement censuré par l’Église. Loin des codes de représentation de la Dormition (repos paisible et serein avant la promesse d’une vie éternelle), le tableau, comble du scandale, prend pour modèle de la Vierge, le corps d’une prostituée repêchée dans le Tibre…
On suit avec beaucoup de plaisir cette partie de la vie du Caravage, personnage hors norme, enfant terrible de la peinture italienne, et l’on en apprend autant sur ses techniques du clair-obscur que sur ses aventures belliqueuses. Place majeure artistique de l’époque, Rome devient un personnage à part entière du roman où jeux de pouvoir et d’influence seront omniprésents. Une lecture aussi fulgurante que fut la vie de cet artiste exaltant.
« - Ce que j’en pense, moi ? Je vais te parler franchement. Ta Mort de la Vierge, Michele, est une réussite incontestable au plan artistique. J’apprécie la façon dont tu dramatises la scène par le contraste violent entre la pénombre où baigne la pièce et la lumière qui éclaire le crâne des apôtres et le visage de Marie, puis les épaules de Madeleine assise. J’aime aussi le jeu des couleurs, le rouge de la robe, qui renvoie au-dessus de la tenture placée au-dessus du lit. Tout cela, assurément, est d’une grande beauté, il y a une étrange force qui se dégage de cette scène de deuil. Mais disons quand même les choses : si l’on ne savait pas qu’il s’agit de Marie veillée par les apôtres, la morte pourrait être une femme du peuple pleurée par ses proches dans un modeste logis… En un mot, ton tableau manque de sacré.
- Je n’ai jamais promis de faire une image pieuse ! Je peins la réalité, moi, telle qu’elle se donne à voir. Et, dans la réalité, il y a aussi la mort… »
Peinture - scandale - église - Rome – traque - jeux de pouvoir
Le rythme - l’épilogue sous forme épistolaire entre Mario Minniti (ancien ami et modèle du Caravage) et Cecco – les repères chronologiques en fin d’ouvrage
Avant d’aller (re)voir d’un œil neuf le tableau au Louvre.
Petit bonus, on a la surprise de croiser le jeune Rubens, grand admirateur du Caravage.
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