Marguerite n'aime pas ses fesses
Erwan LarherPolitique – sexe – intrigue – Humour - c'est pas joli, joli tout cela !
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NOTES DES LECTEURS
Ils s’appellent Douma, JC et Summer. À eux trois, ils forment une créature à trois têtes depuis les bancs de l’école, depuis qu’ils savent à peine marcher. Tout démarre à la Goutte d’or à Paris dans les années 80. Alors, de Mitterrand à Sarkozy, de la coupe du monde 98 au 11 septembre, nous allons suivre ce trio infernal sur fond d’évolution sociétale.
Six bras et six jambes reliés à jamais. Et pourtant ils se sont trompés : ils ont pensé qu’ils seraient libres quand ils seraient grands…
On a suivi avec délectation ces trois amis inséparables aux débuts cabossés, à l’évolution incertaine mais qui ont trouvé force et résistance grâce à leurs liens inaltérables. Une magnifique leçon d’amitié, un texte fort qu’on a dévoré comme un cri de liberté !
« Notre quartier était le monde, pensera-t-elle, et jamais plus la découverte, jamais plus l'aventure ne serait aussi grande, jamais rien n'égalerait le bonheur d'être ensemble que nous ressentions ces années-là, jamais rien ne serait aussi jouissif que de voler des maxi-paquets de Haribo au Franprix de la rue de Clignancourt et de se rendre malade en faisant des concours débiles. Nous nous sommes trompés en pensant qu'il n'y avait rien de pire que l'adolescence, quand la vie puait, même si, bien sûr, il fallait s'accrocher, mais en même temps, jamais plus il n'y aurait cela, ces envols de papillons déchaînés dans nos ventres, les frémissements des premiers baisers, l'éveil des corps, jamais rien ne pourrait se mesurer à l'exaltation de ces instants. Et qu'il nous était facile de rêver, alors, pensera-t-elle plus tard, rêver à la vie, et par là même, faire de notre quotidien une vie de rêve, parce que tout semblait possible dans cette bulle, les routes étaient innombrables et s'ouvraient devant nous, rien ne nous limitait, rien ne nous arrêtait, nous avancions, conquérants, repoussant chaque jour les frontières de notre quartier, le périmètre de nos entreprises, affamés et savourant en même temps ce qui s'offrait à nous, convaincus que le meilleur était à venir. "On passe son enfance à désirer être un adulte, et le reste de sa vie à idéaliser son enfance", elle avait lu cette phrase dans un bouquin, et c'était ça, c'est exactement ça. »
Amitié – instabilité sociale – environnement familial – Paris - adolescence
L’écriture, urgente parfois comme le débit d’un ado – la beauté des personnages – le texte est ponctué d’événements politiques et sociétaux.
Une certaine nostalgie, mais que c’est bon !
Née en 1972, Sonia Ristic passe son enfance entre l’ex-Yougoslavie et l’Afrique et suit une éducation majoritairement francophone. Elle s’installe à Paris en 1991, débute sa carrière dans le théâtre en tant que comédienne, metteuse en scène puis auteure. Sa première pièce de théâtre, Sniper avenue, est publiée en 2005 et est suivie par deux autres pièces puis d’un premier roman pour adolescents Orages (2008 Actes Sud). Des fleurs dans le vent (Éditions Intervalles) reçoit le prix Hors Concours 2018.
Marguerite n'aime pas ses fesses
Erwan Larher
Ils s’appellent Douma, JC et Summer. À eux trois, ils forment une créature à trois têtes depuis les bancs de l’école, depuis qu’ils savent à peine marcher. Tout démarre à la Goutte d’or à Paris dans les années 80. Alors, de Mitterrand à Sarkozy, de la coupe du monde 98 au 11 septembre, nous allons suivre ce trio infernal sur fond d’évolution sociétale.
Six bras et six jambes reliés à jamais. Et pourtant ils se sont trompés : ils ont pensé qu’ils seraient libres quand ils seraient grands…
On a suivi avec délectation ces trois amis inséparables aux débuts cabossés, à l’évolution incertaine mais qui ont trouvé force et résistance grâce à leurs liens inaltérables. Une magnifique leçon d’amitié, un texte fort qu’on a dévoré comme un cri de liberté !
« Notre quartier était le monde, pensera-t-elle, et jamais plus la découverte, jamais plus l'aventure ne serait aussi grande, jamais rien n'égalerait le bonheur d'être ensemble que nous ressentions ces années-là, jamais rien ne serait aussi jouissif que de voler des maxi-paquets de Haribo au Franprix de la rue de Clignancourt et de se rendre malade en faisant des concours débiles. Nous nous sommes trompés en pensant qu'il n'y avait rien de pire que l'adolescence, quand la vie puait, même si, bien sûr, il fallait s'accrocher, mais en même temps, jamais plus il n'y aurait cela, ces envols de papillons déchaînés dans nos ventres, les frémissements des premiers baisers, l'éveil des corps, jamais rien ne pourrait se mesurer à l'exaltation de ces instants. Et qu'il nous était facile de rêver, alors, pensera-t-elle plus tard, rêver à la vie, et par là même, faire de notre quotidien une vie de rêve, parce que tout semblait possible dans cette bulle, les routes étaient innombrables et s'ouvraient devant nous, rien ne nous limitait, rien ne nous arrêtait, nous avancions, conquérants, repoussant chaque jour les frontières de notre quartier, le périmètre de nos entreprises, affamés et savourant en même temps ce qui s'offrait à nous, convaincus que le meilleur était à venir. "On passe son enfance à désirer être un adulte, et le reste de sa vie à idéaliser son enfance", elle avait lu cette phrase dans un bouquin, et c'était ça, c'est exactement ça. »
Amitié – instabilité sociale – environnement familial – Paris - adolescence
L’écriture, urgente parfois comme le débit d’un ado – la beauté des personnages – le texte est ponctué d’événements politiques et sociétaux.
Une certaine nostalgie, mais que c’est bon !
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